Château de Bonabry

Château de Bonabry

XVIIème siècle

Château relevant de la seigneurie de Lamballe, construit dans le 4e quart du XVIIè siècle pour la famille du Bouilly sur le site d'un ancien manoir. Le manoir, élevé à l'emplacement du château actuel, appartient aux Lescouët au XVè siècle et aux Le Nepvou au XVIè siècle.

Guillaume du Bouilly en fait l'acquisition en 1580. En 1638, il passe par héritage à René du Bouilly Resnon, conseiller au parlement de Bretagne, qui épouse Renée de Turquant, fille d'un conseiller de Paris.

Leur fils accroît le domaine autour de Bonabry et fait démolir le manoir pour bâtir ce château, surmonté dans sa partie centrale par un corps coiffé en pavillon.

Au début de la Révolution, il sert de point d'embarcation pour l'émigration. Au XVIIIè siècle, le château passe par mariage à la famille Le Corgne. En 1861, Cécile Le Corgne épouse le vicomte Henri-François du Fou de Kerdaniel et conserve le château.

1 Droit de moyenne justice : le seigneur peut juger les rixes, injures et vols. Les délits ne peuvent être punis de mort. Pratiquement, la moyenne justice joue un rôle important au civil, notamment en matière de successions et de protection juridique des intérêts des mineurs : apposition de scellés, inventaire des biens des mineurs, nomination des tuteurs, etc. Par les ordonnances judiciaires de 1670, la seigneurie est responsable de rendre justice avec amendes. Il donne également le droit d’afficher les armoiries.

Anecdotes

Le colombier est toujours fréquenté par les pigeons, c’est l’un des rares a conserver cet usage.

Le jardin situé à l’arrière du château est clôturé par un mur qui présente la particularité de comporter un « saut de loup », vaste ouverture permettant de conserver la vue sur la forêt tout en se protégeant de l’intrusion de loup ou autre grand mammifère.

Le successeur de la famille de Freslon, B. Jubré, effectue donc d’importants travaux de restauration du château, et met en place les équipements nécessaires à l’organisation de réceptions : chapiteau, vaste terrasse, cuisine aménagée.

L’exposition mentionnée dans l’article du Télégramme ci-dessus concernait un ensemble de girouettes de collection conçues et réalisés par des artistes de notoriété internationale.

Situation géographique

Extrait plan IGN, château de Bonabry

Plan IGN

 

Extrait Cadastre, château de Bonabry

Cadastre

 

Extrait cadastre 1812, château de Bonabry

Cadastre 1812

 

Extrait plan terrier 1812, château de Bonabry

Plan terrier 1787

 

 

 

Description technique

On accède au château de Bonabry par une longue allée majestueuse d’arbres centenaires.

Le château est construit sur un plan à deux corps en équerre. L’ensemble des bâtiments comprend également un colombier, une chapelle, des écuries, des dépendances diverses.

Matériau du gros-œuvre et mise en œuvre : moellon

Matériau de couverture : ardoise

Vaisseau et étage : un étage carré ; comble à surcroît

Parti d'élévation extérieur : élévation à travées

Type de la couverture : toit à longs pans ; croupe ; noue ; toit en pavillon ; pignon découvert

Dessin et cartes postales

Croquis du Château de Bonabry

 

Plan du château de Bonabry en 1785

 

Esquisse du château de Bonabry

  Croquis et dessins de Henri Frotier de la Messelière

Photographies

Entrée principale du château de Bonabrycour du château de Bonabrychambre de la suite baldaquin, château de Bonabrysalon de la suite baldaquin, château de BonabryChambre suite toile de Jouy, château de Bonabry

Sources d'informations

Livres

  • - « Châtellenie de Lamballe. Vieilles demeures et vieilles gens ». par Daniel de la Motte-Rouge, Hénansal : 1977, p. 503-507
  • - « Histoire d'Hillion à travers les âges » Abbé Amicel
  • - « Hillion » par Ernest Gaillard (éditions Tout l'fourbi)